Le courriel « serveur prêt » de la console contient tout ce qu'il faut : l'adresse
IPv4 du serveur, l'utilisateur Administrator et un mot de passe de
seize caractères. Le Bureau à distance (RDP) affiche l'écran de ce serveur dans une
fenêtre de votre ordinateur, avec votre clavier, votre souris et votre
presse-papiers. Voici comment l'ouvrir depuis Windows, macOS, Linux ou un
téléphone, ce que veut dire l'avertissement de certificat, quoi vérifier quand la
connexion échoue, et quoi régler avant de laisser le serveur travailler seul.
1. Ce qu'il vous faut
Trois informations, toutes dans le courriel de livraison :
- l'adresse IPv4 du serveur (elle figure aussi sur la page du serveur dans la console) ;
- l'utilisateur :
Administrator, sur toutes nos images Windows, MetaTrader comprises ; - le mot de passe : seize lettres et chiffres, sans symbole, affiché une seule fois dans ce courriel.
Mot de passe perdu ? Dans la console, sur la page du serveur, Demander la réinitialisation du mot de passe en génère un nouveau et vous l'envoie par courriel. Le serveur doit être démarré.
Le Bureau à distance écoute sur le port TCP 3389. Nos images le laissent ouvert dès le premier démarrage, et une machine sans pare-feu cloud accepte tout le trafic entrant : il n'y a rien à ouvrir avant la première connexion. La fin de l'article explique comment le réserver ensuite à vos adresses.
2. Depuis Windows
Le client est déjà installé : Connexion Bureau à distance dans le menu Démarrer, ou Win+R puis :
mstsc
Tapez l'adresse IPv4 dans Ordinateur, puis Connexion. Windows
demande les identifiants : Administrator et le mot de passe du
courriel. Si la boîte de dialogue propose le compte de votre PC, choisissez
Autres choix puis Utiliser un autre compte.
Avant de vous connecter, Afficher les options donne accès aux réglages utiles :
- Général : Enregistrer sous crée un fichier
.rdp; un double-clic ouvre ensuite la session ; - Affichage : plein écran ou taille de la fenêtre ;
- Ressources locales : le presse-papiers est partagé par défaut ; Plus… permet de monter un lecteur de votre PC dans le serveur, pratique pour copier des fichiers (il apparaît dans This PC, nos images sont en anglais).
Pour savoir si le port répond avant même d'ouvrir le client, en PowerShell sur votre PC :
Test-NetConnection 203.0.113.10 -Port 3389
TcpTestSucceeded : True veut dire que le serveur est joignable ; le
reste est une affaire d'identifiants.
3. Depuis macOS
Installez Windows App de Microsoft depuis le Mac App Store, gratuite (c'est l'ancien Microsoft Remote Desktop, renommé). Puis :
- le bouton +, puis Add PC ;
- PC name : l'adresse IPv4 ;
- Credentials : Add credentials, utilisateur
Administratoret le mot de passe ; - double-cliquez sur la vignette du serveur.
Le presse-papiers est partagé. Pour les fichiers, l'onglet Folders de la connexion monte un dossier du Mac dans le serveur.
4. Depuis Linux
Deux options courantes : Remmina avec son greffon RDP, ou FreeRDP en ligne de commande.
# Debian 13, Ubuntu 24.04 : FreeRDP 3
sudo apt install freerdp3-x11
xfreerdp3 /v:203.0.113.10 /u:Administrator /dynamic-resolution +clipboard
Le mot de passe est demandé au lancement ; ne le passez pas sur la ligne de
commande, il resterait dans l'historique du terminal. Sur une version plus
ancienne, le paquet s'appelle freerdp2-x11 et la commande
xfreerdp, avec les mêmes options. /dynamic-resolution
adapte l'écran distant à la taille de la fenêtre, +clipboard partage
le presse-papiers, et /drive:partage,/home/vous/Documents monte un
dossier dans le serveur.
Avec Remmina (sudo apt install remmina remmina-plugin-rdp) : nouvelle
connexion, protocole RDP, serveur = l'adresse IPv4, utilisateur
Administrator. Pour tester le port depuis un terminal, Linux ou
macOS :
nc -vz 203.0.113.10 3389
5. Depuis un téléphone ou une tablette
L'application de Microsoft, Windows App (anciennement Remote
Desktop), existe sur iOS et Android, gratuite. Add PC, l'adresse
IPv4, Administrator et le mot de passe. Pratique pour vérifier qu'un
programme tourne ou redémarrer un service ; pour travailler, préférez un écran et
un clavier.
6. L'avertissement de certificat
À la première connexion, le client prévient que l'identité du serveur ne peut pas être vérifiée. C'est attendu : Windows génère lui-même un certificat au premier démarrage, signé par personne, et le client ne peut pas le rattacher à une autorité connue. La session est tout de même chiffrée.
Pour être sûr de parler à votre serveur et non à quelqu'un placé entre les deux, comparez l'empreinte. Côté client, l'avertissement propose d'afficher le certificat (Afficher le certificat puis Détails dans mstsc ; FreeRDP l'imprime dans le terminal). Côté serveur, depuis la console VNC de votre espace client, en PowerShell :
Get-ChildItem 'Cert:\LocalMachine\Remote Desktop' | Format-List Subject, Thumbprint, NotAfter
Même empreinte des deux côtés : cochez Ne plus me demander et continuez. Après une réinstallation du serveur, Windows génère un nouveau certificat et l'avertissement revient, c'est normal.
7. Ça ne se connecte pas
Le client attend, puis abandonne. Dans l'ordre :
- Le serveur vient d'être livré ? Windows termine son premier démarrage après l'envoi du courriel : patientez quelques minutes, puis réessayez.
- Le serveur est-il démarré ? La page du serveur dans la console l'indique, et permet de le démarrer ou de le redémarrer.
- Avez-vous attaché un pare-feu cloud à cette machine ? Il doit porter une règle TCP 3389 entrante depuis votre adresse ; le raccourci RDP de la console la remplit. Sans pare-feu, tout entre : le problème est ailleurs.
- Votre propre réseau : certains réseaux d'entreprise et points d'accès publics bloquent le port 3389 en sortie. Essayez depuis une autre connexion, le partage de connexion d'un téléphone par exemple.
- Serveur commandé en IPv6 seulement : votre connexion doit avoir de l'IPv6, le Bureau à distance ne traverse pas un réseau qui n'a que de l'IPv4.
Identifiants refusés. L'utilisateur est Administrator,
sans domaine (si le client en exige un, .\Administrator). Copiez le mot
de passe depuis le courriel plutôt que de le retaper, et vérifiez qu'aucun espace ne
s'est glissé à la fin. Il ne contient que des lettres et des chiffres : la
disposition du clavier n'est pas en cause.
Compte verrouillé. Nos images ont désactivé le verrouillage après dix échecs ; si vous l'avez réactivé, cet article explique comment le lever et pourquoi un pare-feu protège mieux.
Rien n'y fait. La console VNC de votre espace client (onglet VNC, puis Connecter) affiche l'écran de Windows et transmet votre clavier, même sans réseau sur la machine. Ouvrez-y une session et vérifiez sur place que le service du Bureau à distance tourne et que son pare-feu l'autorise :
Get-Service TermService
Get-NetFirewallRule -DisplayGroup "Remote Desktop" | Select-Object Name, Enabled, Direction
8. Après la première connexion
Réservez le Bureau à distance à vos adresses. Un serveur dont le port 3389 est ouvert à tous reçoit des essais de mot de passe jour et nuit. Dans la console, créez un pare-feu, prenez le raccourci RDP, limitez la source à votre adresse ou à celle de votre bureau, puis attachez-le au serveur. Notre guide du pare-feu cloud détaille les règles et les pièges, le premier étant de toujours garder un chemin d'entrée.
Changez le mot de passe. Dans la session, Ctrl+Alt+Fin joue le rôle de Ctrl+Alt+Suppr sur le serveur et propose Change a password. Rangez le nouveau dans un gestionnaire de mots de passe, puis supprimez le courriel de livraison : il contient l'ancien.
Fermez la fenêtre, pas la session. Fermer la fenêtre du client (ou Déconnecter) laisse la session ouverte et vos programmes en marche ; vous la retrouvez telle quelle à la connexion suivante. Sign out ferme tout. Sur nos images MetaTrader, c'est la différence entre un terminal qui continue à trader et un terminal arrêté jusqu'au prochain redémarrage : en vous connectant, vous reprenez la session où il tourne déjà.
Mettez Windows à jour à la première occasion (Settings, Windows Update), et pensez à la licence : le serveur est livré en édition évaluation de Windows Server, à convertir avec votre propre clé.